Trouvé sur RISAL – Réseau d’information et de solidarité avec l’Amérique latine.
Source : Ecoportal.net, décembre 2005.
Par Gustavo Castro S. – Les ouragans, les tempêtes et les catastrophes naturelles qui s’abattent sur le monde ont accéléré la pauvreté non seulement dans les pays du Sud mais aussi dans ceux du Nord eux-mêmes. La Chine, l’Inde, le Salvador, le Mexique, le Guatemala, les Etats-Unis, parmi beaucoup d’autres, subissent des « phénomènes naturels » jamais vus. Mais ces catastrophes naturelles sont aussi le résultat de catastrophes politiques et économiques. Plus de trente années d’un modèle de production et de consommation néolibérales qui nous a conduit à une consommation excessive de papier, d’eau, d’énergie électrique, de produits chimiques, etc., qui a provoqué la déforestation que l’on sait, l’interruption et l’altération du cycle de l’eau. Le protocole de Kyoto est arrivé trop tard et la disparition de la couche d’ozone et le changement climatique provoquent déjà de grands ravages qui accélèrent la l’émigration de pays pauvres vers les plus riches.
Le plus ironique est que les migrants, fruit de l’expulsion que génère le modèle économique de production et d’exploitation capitaliste, se concentrent dans les pays responsables de la politique qui les a obligés à quitter leurs propres foyers pour être doublement exploités. Ils perdent maisons, terres, famille, culture et, comme si cela ne suffisait pas, une grande partie de leurs maigres revenus, en les envoyant à leurs familles dans leur pays d’origine.
Continuer la lecture de « L’argent des migrants : exploitation ou pouvoir potentiel ? »