{"id":390,"date":"2006-06-12T22:11:49","date_gmt":"2006-06-12T20:11:49","guid":{"rendered":"http:\/\/www.world-citizenship.org\/blog\/index.php\/wp-archive\/390"},"modified":"2025-02-26T13:06:41","modified_gmt":"2025-02-26T12:06:41","slug":"mouvements-paysans-argentins-terre-travail-et-justice","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ngo.heidi-barathieu-brun.ch\/?p=390","title":{"rendered":"Mouvements paysans argentins : \u00ab Terre, travail et justice \u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Trouv\u00e9 sur <a href=\"http:\/\/risal.collectifs.net\/\">RISAL<\/a> &#8211; R\u00e9seau d&rsquo;information et de solidarit\u00e9 avec l&rsquo;Am\u00e9rique latine.<\/p>\n<p>Source : Brecha, <a href=\"http:\/\/www.rebelion.org\/\">Rebelion<\/a>, janvier 2006.<\/p>\n<p><em>Par Mar\u00eda Soledad Segura<\/em> &#8211; Depuis la derni\u00e8re d\u00e9cennie, dans les provinces du centre et du nord argentin, des organisations paysannes tentent de faire face \u00e0 la menace d\u2019expulsion de leurs terres et aux difficult\u00e9s pour continuer \u00e0 produire. A l\u2019image des mouvements paysans du reste de l\u2019Am\u00e9rique latine, ils commencent \u00e9galement \u00e0 envisager une r\u00e9forme agraire int\u00e9grale et un mod\u00e8le agricole alternatif.<\/p>\n<p>Il y a encore de cela vingt ans, les terres sur lesquelles vivent et travaillent les petits producteurs agricoles d\u2019Argentine &#8211; qui produisent pour leur autoconsommation ou pour le march\u00e9 local interne &#8211; \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9es comme marginales. Cependant, avec les changements climatiques de ces derni\u00e8res ann\u00e9es, notamment en ce qui concerne l\u2019augmentation des pluies, ces terres \u00e0 faible valeur productive ont \u00e9t\u00e9 revaloris\u00e9es. De plus, au cours des ann\u00e9es 90, le gouvernement de Carlos Menem [1] a mis en \u0153uvre une s\u00e9rie de politiques qui ont chang\u00e9 le mod\u00e8le agraire \u00e9tabli, et ces terres sont alors devenues attractives. \u00ab A partir de 1991, par un d\u00e9cret \u201cde n\u00e9cessit\u00e9 et d\u2019urgence\u201c, tous les arrangements institutionnels qui avaient permis, au cours du XXe si\u00e8cle, cette coexistence entre la petite unit\u00e9 agraire et la grande exploitation agraire et d\u2019\u00e9levage ont \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9s \u00bb, soutient Norma Giarraca, chercheuse \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 nationale de Buenos Aires dans une interview publi\u00e9e par la revue Desaf\u00edos urbanos.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Les arrangements qui permettaient cette coexistence \u00e9taient la Junta Nacional de Granos (Comit\u00e9 national pour les grains) et la Junta Nacional de Carnes (Comit\u00e9 national pour la viande). A partir de la d\u00e9r\u00e9gulation de 1991, les petits producteurs se sont retrouv\u00e9s confront\u00e9s aux grands producteurs et aux grandes entreprises agro-industrielles.<\/p>\n<p><strong>Le mod\u00e8le de la culture du soja<\/strong>: D\u2019autre part, en 1996, l\u2019Argentine a autoris\u00e9 l\u2019exp\u00e9rimentation et la culture massive d\u2019organismes g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9s, ce qui a permis \u00e0 des entreprises telles que Cargill ou Monsanto d\u2019\u00e9tendre la production et la commercialisation de semences transg\u00e9niques.<\/p>\n<p>De cette mani\u00e8re, le d\u00e9placement de la fronti\u00e8re agricole a commenc\u00e9 et l\u2019agriculture \u00e0 grande \u00e9chelle est pass\u00e9e au-del\u00e0 de la pampa humide [2].(&#8230;) Le soja occupe aujourd\u2019hui 55% des surfaces cultiv\u00e9es et son exportation, ainsi que celle des produits d\u00e9riv\u00e9s, g\u00e9n\u00e8re pr\u00e8s de 30% des devises du pays pour les ventes \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. A cause de la \u00ab fi\u00e8vre du soja \u00bb dans ces champs o\u00f9 la valeur de l\u2019hectare ne d\u00e9passait pas 100 pesos, elle peut atteindre d\u00e9sormais jusqu\u2019\u00e0 4 000 pesos. \u00ab La fronti\u00e8re agricole s\u2019ouvre et se d\u00e9place vers le nord de la province, non seulement en investissant ill\u00e9galement des montagnes et des for\u00eats indig\u00e8nes, mais \u00e9galement en expulsant et en \u00e9crasant des paysans. L\u2019arriv\u00e9e du soja au nord-est de la province a ruin\u00e9 les familles paysannes \u00e0 cause de l\u2019encerclement des champs, du massacre des animaux, de la fragmentation des communaut\u00e9s, des fumigations et autres ph\u00e9nom\u00e8nes encore inconnus il y a quelques ann\u00e9es. Cela emp\u00eache le d\u00e9veloppement normal d\u2019un style de vie traditionnel qui se retrouve avec peu d\u2019alternatives de subsistance \u00bb, d\u00e9nonce l\u2019Union paysanne du nord-est de C\u00f3rdoba (Union Campesina del Noreste de C\u00f3rdoba, Ucan).<\/p>\n<p>L\u2019expansion de ce mod\u00e8le agro-exportateur est en train de d\u00e9truire le patrimoine environnemental et augmente la pauvret\u00e9. L\u2019avanc\u00e9e de la monoculture est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e du d\u00e9boisement des for\u00eats indig\u00e8nes. Les cultures transg\u00e9niques impliquent \u00e9galement l\u2019utilisation indiff\u00e9renci\u00e9e d\u2019herbicides, toxiques pour d\u2019autres plantations, pour les animaux et pour les \u00eatres humains. Les probl\u00e8mes d\u2019approvisionnement en eau dans les zones rurales portent \u00e0 la fois sur l\u2019in\u00e9galit\u00e9 de la distribution d\u2019eau d\u2019irrigation qui favorise les grands producteurs, sur la pollution et sur le manque d\u2019eau parce que les travaux d\u2019infrastructure pour l\u2019obtenir ne sont pas r\u00e9alis\u00e9s. Cette situation s\u2019aggrave avec l\u2019avanc\u00e9e de la fronti\u00e8re agricole, la concentration des terres (et de l\u2019eau), des d\u00e9boisements et des perforations.<\/p>\n<p>Le boom du soja est source de nouvelles et grandes richesses pour certains, et cause de pauvret\u00e9 et de d\u00e9racinement pour beaucoup. Les chefs d\u2019entreprise des secteurs agricoles et de l\u2019\u00e9levage &#8211; dans de nombreux cas avec l\u2019aide de policiers, de juges de paix, de procureurs et de fonctionnaires -font irruption dans les champs et font pression sur les paysans pour qu\u2019ils les abandonnent, et montrent parfois des titres obtenus par des adjudications de l\u00e9galit\u00e9 douteuse. La majorit\u00e9 des petits producteurs agricoles ont un usufruit pr\u00e9caire de la terre : peu sont propri\u00e9taires, certains sont locataires et beaucoup, la grande majorit\u00e9 en sont usufruitiers.<\/p>\n<p><strong>Concentration de la terre<\/strong>: Selon le Code civil argentin, celui qui peut prouver l\u2019usufruit public, pacifique et ininterrompu d\u2019une terre pendant plus de vingt ans est consid\u00e9r\u00e9 comme propri\u00e9taire. Cependant, ce droit n\u2019est pas \u00e0 la port\u00e9e de la majorit\u00e9 de la population \u00e0 cause des co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s du jugement d\u2019usucapion [3], des honoraires des avocats et des plans de mesure du terrain. \u00ab L\u2019usurpation a toujours \u00e9t\u00e9 l\u2019unique fa\u00e7on d\u2019obtenir un acte, mais cela co\u00fbte dix mille pesos. C\u2019est pourquoi, depuis que la fronti\u00e8re agricole se d\u00e9place, de tr\u00e8s nombreux chefs d\u2019entreprise expulsent les paysans avec m\u00eame parfois des contrats d\u2019achat et de vente et d\u2019autres papiers \u00bb, signale Rub\u00e9n Santill\u00e1n, de l\u2019Association des petits producteurs du nord de C\u00f3rdoba (Asociacion de Peque\u00f1os Productores del Norte Cordob\u00e9s &#8211; Apenoc).<\/p>\n<p>Ceux qui r\u00e9sistent \u00e0 l\u2019expulsion sont en g\u00e9n\u00e9ral poursuivis en justice pour usurpation. Pablo Toranzo, de l\u2019Union paysanne de Traslatierra (Uni\u00f3n Campesina de Traslatierra &#8211; Ucatras) raconte : \u00ab Nous avons plusieurs cas de r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019expulsion en cours de proc\u00e8s, mais il y a \u00e9galement beaucoup d\u2019expulsions silencieuses qui se produisent depuis longtemps : des gens d\u2019ailleurs se pointent et brandissent des titres et les gens d\u2019ici, qui ne connaissent pas leurs droits finissent par quitter leurs terres sans violence \u00bb.<\/p>\n<p>Beaucoup de paysans, contraints d\u2019abandonner leurs champs, sans plus aucune possibilit\u00e9 de produire pour assurer leur subsistance, se font employer comme ouvriers agricoles ou bien \u00e9migrent vers les villes. \u00ab A ne pouvoir vivre sans eau ils doivent s\u2019exiler dans les villes et vivre dans des bidonvilles. C\u2019est un cercle vicieux de moins en moins puni \u00bb d\u00e9clare Marcelo Besana, d\u2019Ucatras. Le probl\u00e8me est que non seulement on en finit avec la culture agricole des familles de la zone et on leur enl\u00e8ve leur autonomie, mais en plus le syst\u00e8me de travail rural est extr\u00eamement injuste. Les grandes entreprises agricoles disposent d\u2019\u00e9quipements technologiques de haut niveau et requi\u00e8rent donc peu de main d\u2019\u0153uvre. De plus, les conditions de travail en milieu rural sont pr\u00e9caires : sans s\u00e9curit\u00e9 sociale, sans assurance pour les accidents du travail, sans assurance vie ou de sant\u00e9, alors qu\u2019en contrepartie les journ\u00e9es de travail sont de 10 heures, dans des conditions climatiques difficiles et avec de faibles r\u00e9mun\u00e9rations. Santill\u00e1n assure qu\u2019il existe dans les exploitations agricoles \u00ab un syst\u00e8me d\u2019esclavage terrible. Une journ\u00e9e de travail est pay\u00e9e entre 10 et 12 pesos, les journaliers sont emmen\u00e9s \u00e0 6h du matin et ramen\u00e9s \u00e0 20h. Ils ne peuvent pas sortir et il n\u2019y a m\u00eame pas d\u2019arbre \u00e0 l\u2019ombre duquel ils pourraient se mettre \u00e0 l\u2019abri  \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Un nouveau sujet politique<\/strong>: Apr\u00e8s le retour \u00e0 la d\u00e9mocratie (1983), et gr\u00e2ce \u00e0 des fonds provenant de pr\u00eats d\u2019organismes internationaux de cr\u00e9dits destin\u00e9s \u00e0 des programmes pour les secteurs ruraux en Am\u00e9rique latine, les petits producteurs ont commenc\u00e9 \u00e0 s\u2019organiser. Au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, les organisations argentines actuelles se sont consolid\u00e9es face \u00e0 l\u2019imposition du mod\u00e8le n\u00e9olib\u00e9ral dans les campagnes. Leur principale revendication est le respect du droit d\u2019usufruit de la terre. Besana r\u00e9sume la situation ainsi : \u00ab De la terre et de l\u2019eau pour produire et pouvoir vivre. Ce sont les deux axes de base de la revendication du mouvement paysan de C\u00f3rdoba car ce sont les bases de la vie paysanne. \u2018Gr\u00e2ce \u00e0 la terre nous vivons, nous mangeons, elle a mang\u00e9 nos anc\u00eatres et nous mangera quand nous serons redevenus poussi\u00e8re, pour pouvoir nourrir nos enfants\u2019, a dit un vieux sage de la montagne l\u00e0-bas derri\u00e8re la for\u00eat. \u00bb Ils recherchent \u00e9galement des alternatives pour garantir la r\u00e9serve d\u2019eau potable. Belen Agnelli, d\u2019Apenoc, raconte : \u00ab Dans une zone o\u00f9 tu es pr\u00e9par\u00e9 culturellement \u00e0 \u00eatre agriculteur, si on t\u2019enl\u00e8ve une ressource aussi importante que l\u2019eau, on t\u2019emp\u00eache de faire ce que tu as toujours su faire. Dans la zone s\u00e8che o\u00f9 il n\u2019y a jamais eu d\u2019irrigation, la situation est diff\u00e9rente, on fait traditionnellement de l\u2019\u00e9levage, on a une autre fa\u00e7on de produire et donc une autre relation \u00e0 l\u2019eau. Mais dans les zones qui ont toujours bas\u00e9 leur production sur la double ressource, la terre et l\u2019eau, en leur enlevant l\u2019une des deux on les a pratiquement oblig\u00e9s \u00e0 arr\u00eater d\u2019\u00eatre producteurs, \u00e0 arr\u00eater d\u2019\u00eatre paysans. \u00bb<\/p>\n<p>Les organisations paysannes pr\u00e9voient que ces conflits augmenteront \u00e0 mesure que se r\u00e9duiront les possibilit\u00e9s de subsistance des petits producteurs si le projet de Zone de libre-\u00e9change des Am\u00e9riques (ALCA, sigles en espagnol) [4] s\u2019impose. Ces organisations assurent que cet accord impliquerait une continuit\u00e9 et un approfondissement des politiques n\u00e9olib\u00e9rales mises en \u0153uvre en Argentine au cours de la pr\u00e9c\u00e9dente d\u00e9cade. \u00ab Pendant les ann\u00e9es 90, l\u2019ALCA \u00e9tait pr\u00e9sente, m\u00eame s\u2019il lui manquait une l\u00e9gitimation sur papier. La privatisation du secteur agricole et l\u2019entr\u00e9e du soja transg\u00e9nique sans aucune discussion en ont \u00e9t\u00e9 les premiers signes. Avec l\u2019ALCA, les zones d\u00e9j\u00e0 d\u00e9t\u00e9rior\u00e9es, comme le nord-est de la province, seront enti\u00e8rement d\u00e9truites. Nous croyons que l\u2019ALCA va continuer \u00e0 porter atteinte \u00e0 la vie, comme cela a \u00e9t\u00e9 fait ces derni\u00e8res d\u00e9cades : en usurpant des terres, en produisant des semences transg\u00e9niques, en d\u00e9truisant les for\u00eats indig\u00e8nes. De plus, avec l\u2019ALCA, la production d\u2019exportation va se fortifier, et celle destin\u00e9e \u00e0 la consommation interne diminuer \u00bb, affirme Juan Herrero, de Apenoc.<\/p>\n<p>Face aux cons\u00e9quences du mod\u00e8le agro-exportateur, en plus de leurs revendications et des actions pour am\u00e9liorer les conditions de vie des paysans, les mouvements paysans d\u2019Argentine commencent \u00e0 envisager une r\u00e9forme agraire int\u00e9grale et un mod\u00e8le alternatif pour la branche agraire. \u00ab Tant qu\u2019il n\u2019y aura pas de politique agraire, ce sera le march\u00e9 qui d\u00e9cidera de la voie \u00e0 suivre et la tension entre l\u2019avanc\u00e9e des entreprises et la d\u00e9fense paysanne va s\u2019aggraver. L\u2019Etat est le principal coupable, par omission ou pour avoir c\u00e9d\u00e9 aux lobbies des grandes corporations \u00bb, soutient Besana. \u00ab Aujourd\u2019hui l\u2019Etat n\u2019a pas de politiques sociales pour le milieu rural avec lesquelles il pourrait garantir la distribution d\u2019eau, des cr\u00e9dits ou l\u2019aide aux petits producteurs afin qu\u2019ils puissent continuer \u00e0 exister, en produisant et en nourrissant leurs familles \u00e0 la campagne. On continue avec le m\u00eame mod\u00e8le : les d\u00e9boisements, la concentration de la terre et l\u2019expulsion des usufruitiers  \u00bb, dit \u00e0 son tour Santill\u00e1n. Et il ajoute : \u00ab Tant qu\u2019il n\u2019y aura pas de conscience d\u2019Etat qui prendra en compte les petits producteurs, la lutte continuera. C\u2019est la consigne qu\u2019ont tous les camarades du milieu rural aujourd\u2019hui. \u00bb<\/p>\n<p>En 1990, face aux tentatives de d\u00e9placer les producteurs de leurs terres, s\u2019est cr\u00e9\u00e9 le Mouvement paysan de Santiago del Estero, la province qui a la plus grande population rurale du pays et o\u00f9 ce secteur s\u2019est organis\u00e9 en premier. A C\u00f3rdoba, en 1999, a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e la Apenoc, et deux ans plus tard ont surgi l\u2019Union des paysans de Traslatierra et l\u2019Organisation des paysans unis du nord de C\u00f3rdoba, la Ucan ainsi que l\u2019Organisation des paysans et artisans de la pampa d\u2019Achala qui forment ensemble le Mouvement paysan de C\u00f3rdoba. A la Table nationale des producteurs familiaux d\u2019Argentine, participent \u00e9galement le R\u00e9seau Puna de Jujuy, l\u2019Union des travailleurs ruraux sans terre de Mendoza, le Mouvement paysan de Formosa, la F\u00e9d\u00e9ration des associations et des coop\u00e9ratives de producteurs familiaux de Corrientes et le Mouvement agricole des missions, entre autres.<\/p>\n<p><strong>NOTES<\/strong>:<\/p>\n<p>[1] [NDLR] Carlos Menem, pr\u00e9sident \u00ab p\u00e9roniste \u00bb de l\u2019Argentine de 1989 \u00e0 1999. Son gouvernement est associ\u00e9 \u00e0 la corruption et \u00e0 l\u2019imposition de politiques n\u00e9olib\u00e9rales agressives.<\/p>\n<p>[2] [NDLR] La pampa est une vaste plaine qui s\u2019\u00e9tend sur une superficie de 650 000 km\u00b2. Elle ne pr\u00e9sente pas de relief sensible et les eaux de pluie se concentrent dans de vastes zones d\u00e9prim\u00e9es. Limit\u00e9e au nord par la r\u00e9gion du Chaco, \u00e0 l\u2019est par le Rio Parana, au sud par le Rio Colorado et \u00e0 l\u2019ouest par les Andes, c\u2019est une zone o\u00f9 r\u00e8gne une intense activit\u00e9 agricole et d\u2019\u00e9levage. C\u2019est \u00e9galement le pays des Gauchos. Sa partie orientale est nomm\u00e9e Pampa humide et sa partie occidentale Pampa s\u00e8che. Buenos Aires, capitale de l\u2019Argentine, se trouve dans cette r\u00e9gion.<\/p>\n<p>[3] [NDLR] Mani\u00e8re d\u2019acqu\u00e9rir par la possession, par l\u2019usage.<\/p>\n<p>[4] [NDLR] \u00c1rea de Libre Comercio de las Am\u00e9ricas &#8211; ALCA ; Free Trade Area of the Americas &#8211; FTAA ; Zone de libre-\u00e9change des Am\u00e9riques &#8211; ZLEA.<\/p>\n<p>Consultez le dossier \u00ab L\u2019ALCA en panne \u00bb sur RISAL.<\/p>\n<p>Traduction : Elise Vallade, pour <a href=\"http:\/\/www.risal.collectifs.net\/\">RISAL<\/a>.<br \/>\nSite h\u00e9berg\u00e9 par DOMAINE PUBLIC, r\u00e9alis\u00e9 avec SPIP, sous LICENCE DE LOGICIEL LIBRE(GPL), optimis\u00e9 pour FIREFOX. Webmaistre: Fr\u00e9d\u00e9ric LEVEQUE.  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Trouv\u00e9 sur RISAL &#8211; R\u00e9seau d&rsquo;information et de solidarit\u00e9 avec l&rsquo;Am\u00e9rique latine. Source : Brecha, Rebelion, janvier 2006. 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